Pastef, Élections, Diomaye : Le grand déballage d’Ousmane Sonko
Le leader de Pastef et président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, affiche une posture offensive face au chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, à l’approche des prochaines échéances électorales.
Tout en se disant prêt pour tous les scrutins, il prend ses distances avec la présidence et dénonce une instrumentalisation des institutions, tout en assurant maintenir le dialogue administratif nécessaire à la gestion de l’État.
Concernant les élections locales, il a affirmé la préparation de son parti pour tous les scrutins à venir, sans toutefois dévoiler la démarche concrète qui sera adoptée.
Interrogé sur les restructurations internes et l’exclusion de certains membres des canaux de communication du parti, Ousmane Sonko a précisé qu’aucune décision officielle d’exclusion n’a été prise au sommet, les instances de base n’ayant pas saisi le Conseil national. Il a rappelé que les textes de Pastef interdisent le double militantisme et a qualifié les retraits des groupes WhatsApp de « mesures conservatoires ».
Sur le plan politique, les tensions entre les deux dirigeants se confirment. Évoquant une éventuelle réconciliation, Ousmane Sonko a indiqué que « cela dépend du président », tout en reprochant à l’opposition d’avoir tenté de le cibler pour affaiblir le chef de l’État. Il a exprimé son désaccord face aux déclarations de Bassirou Diomaye Faye sur la primauté des institutions, dénonçant une volonté de contourner la légitimité populaire.
Bien que la rupture politique soit consommée, le président de la chambre haute assure que le dialogue institutionnel et administratif se maintient pour la gestion des affaires de l’État. Selon lui, le principal enjeu réside désormais dans la conservation de la majorité parlementaire, avertissant qu’une défaite de Pastef à l’Assemblée nationale plongerait le pays dans une crise majeure.



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