Insultes racistes : l’ONU soutient aussi Mbappé
Face aux propos racistes de la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla, l’attaquant de l’équipe de France Kylian Mbappé (27 ans, 103 sélections et 63 buts) peut se sentir soutenu.
Après la Fédération française de Football, le président de la République Emmanuel Macron ou encore le président de la FIFA Gianni Infantino, le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme de l’ONU a volé au secours du capitaine des Bleus.
« Les propos racistes et déshumanisants tenus à l’encontre du footballeur français Kylian Mbappé par la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla sont ignobles, et malheureusement, ne constituent pas un cas isolé. Les incidents racistes signalés lors de la Coupe du monde de la FIFA 2026 reflètent un phénomène plus large qui touche le football et le sport plus largement », peut-on lire dans un communiqué du porte-parole Thameen Al-Kheetan, repris ce mardi par Maxifoot.
Enquête en cours
Une enquête a été ouverte à Paris après les propos racistes d’une sénatrice paraguayenne contre Kylian Mbappé pour injure publique et provocation publique à la haine ou à la violence, a indiqué mardi 7 juillet le parquet. À la suite d’une plainte de la Fédération française de football (FFF) reçue par le pôle national de lutte contre la haine en ligne, « le parquet de Paris a aussitôt ouvert une enquête », a précisé le ministère public, confirmant une information de RMC et RTL, souligne La Croix.
Les motifs d’injure publique et de provocation publique à la haine ou à la violence sont aggravés « en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion, réelle ou supposée, de la victime », a souligné le parquet de Paris. Ces délits font encourir la peine d’un an d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende, a-t-on ajouté de même source.
À l’occasion de la Coupe du monde, « l’office central de lutte contre la haine en ligne a mis en place une veille sur les propos racistes susceptibles d’être publiés en ligne », a ajouté le ministère public, « afin de pouvoir ouvrir des enquêtes au plus tôt en cas de nécessité ».



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