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		<title>Arbitrage suprême : Les Sages annulent le texte parlementaire !</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 19:15:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITES]]></category>
		<category><![CDATA[#AnnulationLoi]]></category>
		<category><![CDATA[#ConseilConstitutionnel]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Conseil constitutionnelle a déclarée « contraire à la constitution », la loi adoptée par l’Assemblée nationale le 29 juin 2026, sous le numéro 18/2026, a-t-on appris de l’institution judiciaire. Dans sa décision rendue ce 9 juillet 2026, la haute juridiction estime que la procédure d’adoption du texte a méconnu les dispositions des alinéas 2 et 4 [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil constitutionnelle a déclarée « contraire à la constitution », la loi adoptée par l’Assemblée nationale le 29 juin 2026, sous le numéro 18/2026, a-t-on appris de l’institution judiciaire.</p>
<p>Dans sa décision rendue ce 9 juillet 2026, la haute juridiction estime que la procédure d’adoption du texte a méconnu les dispositions des alinéas 2 et 4 de l’article 82 de la Constitution, relatifs notamment à l’irrecevabilité des propositions de loi créant ou aggravant une charge publique sans recettes compensatrices, ainsi qu’à la procédure du « vote bloqué ».</p>
<p>Le Conseil relève que plusieurs dispositions de la proposition de loi, notamment les articles 29, 30, 89, 90 et 91, relatifs à la création d’un organe unique chargé de la gestion des élections et à la Cour constitutionnelle, entraînent un accroissement des charges publiques en raison des moyens humains, matériels et financiers qu’elles impliquent.</p>
<p>La juridiction souligne également que les nouvelles obligations prévues en faveur des enfants et des familles créent elles aussi des charges pour l’État. Or, la proposition de loi n’était assortie d’aucune recette compensatrice, en violation de l’alinéa 2 de l’article 82 de la Constitution.</p>
<p>Le Conseil rappelle que ces recettes compensatrices doivent être formulées, discutées et adoptées en même temps que la proposition de loi concernée, condition qui n’a pas été respectée en l’espèce.</p>
<p>Par ailleurs, les juges constitutionnels estiment que le président de l’Assemblée nationale a également méconnu les dispositions de l’alinéa 4 de l’article 82 en refusant d’appliquer la procédure du « vote bloqué » sollicitée par le Gouvernement. Selon le Conseil, cette prérogative s’applique aussi bien aux projets qu’aux propositions de loi, y compris lorsqu’il s’agit d’une révision constitutionnelle.</p>
<p>Le Conseil constitutionnel considère ainsi que le non-respect de ces deux dispositions constitue des vices substantiels ayant altéré la procédure d’adoption de la loi. En conséquence, il déclare la loi de révision constitutionnelle adoptée le 29 juin 2026 non conforme à la Constitution.</p>
<p>Le lundi 6 juillet 2026, Me Cheikh Ahmadou Ndiaye, agissant au nom et pour le compte du chef de l&rsquo;État, avait déposé devant le greffe du Conseil constitutionnel  un recours en inconstitutionnalité visant à contester la régularité des travaux parlementaires.</p>
<p>Une violation de la procédure de Révision constitutionnelle de la loi n° 18 /2026 de l’Assemblée nationale en date du 29 juin 2026 a été évoquée par le mandataire du président de la République.</p>
<p>A cet effet, voulant éviter un blocage institutionnel, le Président de la République avait assorti sa saisine d&rsquo;une déclaration d&rsquo;urgence et a réclamé un examen de sa requête dans un délai strict de huit jours.</p>
<p>«Le Conseil vient faire droit à la requête du président de la République, qui avait saisi le Conseil pour entendre annuler cette loi qui avait violé les procédures constitutionnelles prévues», a réagi, sur Rfm, l’avocat du président de la République.</p>
<p>&nbsp;</p>
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