La FAO et quatre pays ouest-africains renforcent leur stratégie de riposte contre la fièvre de la vallée du Rift

Des experts vétérinaires venus de la Gambie, du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal participent à un atelier ouvert lundi à Dakar, en vue de valider un outil d’alerte précoce destiné à améliorer la riposte à la fièvre de la vallée du Rift, une maladie zoonotique aux lourdes conséquences sanitaires et économiques.

Cette rencontre qui se poursuit jusqu’au 17 juillet  se tient sous l’égide de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Développé par la FAO, cet outil vise à appuyer la prise de décision en combinant plusieurs types de données, notamment climatiques, entomologiques, épidémiologiques et environnementales, afin d’identifier les zones à risque et d’anticiper l’apparition de foyers de la maladie.

Selon, Ahmadou Tidiane Niang, chef d’équipe prévention des infections à l’unité Santé et production animales de la FAO au Sénégal “cet atelier est très important pour la surveillance des maladies. Il permet d’étalonner l’outil avec les données existantes dans les pays de l’Afrique de l’Ouest et de mieux nous préparer aux futures épidémies au Sénégal et dans la sous-région”.

L’atelier réunit des représentants de la Gambie, du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal, ainsi que des organisations régionales impliquées dans la lutte contre les maladies animales transfrontalières.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de coordination sous-régionale renforcée à la suite des épisodes récents de fièvre de la vallée du Rift.

La fièvre de la vallée du Rift était apparue dans la région de Saint-Louis en 2025, où les services vétérinaires avaient pu détecter précocement les premiers foyers grâce aux dispositifs de surveillance.

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